Published Friday , on 18 March 2022, 10:50:13 by NONAHA

A l’occasion de la tenue à Genève de la 49ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU dont les travaux se poursuivent jusqu’au 1er avril prochain, des militants associatifs marocains ont dénoncé vigoureusement, la militarisation des enfants par le polisario, dans les camps de Tindouf, avec la complicité de l’Algérie.

Les intervenants se sont révoltés contre l’exploitation des enfants par le polisario, en les forçant à porter les armes, ce qui est contraire au Droit humanitaire international, en raison des dommages psychologiques et physiques infligés aux enfants et à leurs familles.

Dans son intervention, Mme Aïcha Duihi, Présidente de l’Observatoire du Sahara pour la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme (OSPDH), a rappelé dans son intervention que l’enrôlement des enfants par le polisario est un crime contre l’être humain en général.

Elle a alerté que cette pratique contredit les principes des Droits de l’Homme et les exigences de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui stipule une éducation aux principes et valeurs de liberté, d’égalité et de tolérance d’une manière visant la consolidation de la personnalité de l’enfant.

Elle a de même, précisé que le phénomène des enfants soldats dans les camps de Tindouf constitue un danger pour l’ensemble de la région de l’Afrique du Nord. Dans ce sens elle a expliqué que ces enfants pourraient facilement être recrutés par les organisations terroristes au Sahel.

Dans le même sens, Mme Nour Bouhanana, activiste associative sahraouie et Présidente de la Fondation Nouvelle Génération, a exprimé la grande inquiétude des défenseurs des Droits de l’Homme au vu du recrutement massif et continu des enfants au sein des milices du front polisario, «qui sont enrôlés et endoctrinés sans pitié́ et sans aucune responsabilité́ morale».

Elle a appelé toutes les instances internationales concernées à intervenir d’urgence pour mettre fin à ces pratiques criminelles sur ces enfants nés dans les camps de Tindouf.

De son coté, Moulay Lahcen Raji, Président de la Commission Indépendante des Droits de l’Homme (CIDH), a quant à lui, indexé les exactions commises par le polisario et notamment le sort inconnu de plusieurs sahraouis. Il a demandé que la lumière soit faite sur la disparition récente de Ahmed Khalil dit Carlos dont les proches n’ont plus aucune nouvelle.