Published Thursday , on 28 May 2020, 14:12:21 by Christophe Hitayezu

A l’occasion de la Journée de l’Afrique, Madame Grace Njapau Efrati, ancienne Vice-Ministre de l’Intérieur et députée zambienne, a souligné la contribution du Maroc au progrès du continent, grâce à la vision prospective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

S’exprimant lors de l’émission “Sahara Debate”, qui a été diffusée sur les réseaux sociaux, la responsable zambienne a noté que la recherche d’une solution finale à la question du Sahara marocain favoriserait l’intégration régionale. Elle a ainsi invité les Etats africains à mettre de côté les idéologies et les dogmes hérités de la guerre froide et à soutenir résolument le processus politique de l’ONU.

Madame Njapau a souligné que l’Initiative d’Autonomie est la seule solution qui puisse satisfaire les paramètres fixés par le Conseil de Sécurité dans sa résolution 2494 pour une solution politique réaliste, pragmatique, durable, et basée sur le compromis. Elle a ainsi appelé toutes les parties à s’engager dans le processus politique pour avancer vers une solution politique basée sur le plan marocain d’autonomie.

La responsable zambienne a, en outre, évoqué le retour du Maroc à l’Union Africaine, notant à cet égard l’importance de l’expérience du Royaume dans plusieurs domaines clés, dont la migration, le développement durable, la lutte contre l’extrémisme violent et le changement climatique.

Dans le contexte de la pandémie de coronavirus, “Sa Majesté le Roi Mohammed VI a lancé une initiative visant à créer un cadre opérationnel pour apporter un soutien aux pays africains dans la gestion de la pandémie”, a-t-elle souligné.

Pour la responsable zambienne, l’épreuve du coronavirus présente l’opportunité de repenser la place des idéaux de la construction panafricaine dans le monde d’aujourd’hui. Il s’agit de contempler le chemin parcouru depuis la réunion à l’invitation de Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V des pères fondateurs de la construction panafricaine lors de la Conférence de Casablanca de 1961, lors de laquelle a été décidée la création de l’Organisation de l’Unité Africaine. L’Algérie n’avait pas encore créé le “polisario” à l’époque. Madame Njapau a rappelé, à cette occasion, le rôle de premier plan joué par le Maroc pour la décolonisation des pays africains frères, notamment, à travers son appui direct aux mouvements de libération nationale du continent.

Soixante ans plus tard, l’attachement du Royaume du Maroc à son Continent est toujours aussi intense. Madame Njapau s’est ainsi remémoré avec émotion le Discours Historique prononcé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors du 28ème Sommet de l’Union Africaine, marquant le retour du Maroc à sa famille institutionnelle.

Contrairement aux allégations mensongères propagées, tambour battant depuis des semaines, par l’Algérie et le “polisario”, le retour du Maroc à l’Union Africaine ne signifie nullement une quelconque reconnaissance de la pseudo-“rasd”, une entité fictive qui ne présente aucun élément constitutif d’un Etat. La reconnaissance d’un Etat est un acte unilatéral éminemment souverain. La participation d’un Etat aux travaux d’une organisation internationale ou régionale en présence d’une entité non-reconnue ne saurait donc signifier une quelconque reconnaissance de cette dernière.

Par ailleurs, 165 Etats-membres des Nations Unies ne reconnaissent pas la pseudo-“rasd”, entité fictive créée, financée et armée par l’Algérie, qui lui a également délégué la gestion d’une partie de son territoire. Depuis l’année 2000, 44 pays qui avaient reconnu cette entité fictive lui ont retiré leur reconnaissance. Aujourd’hui, seule une poignée de pays reconnaît encore cette entité, créée de toutes pièces par l’Algérie.

Madame Njapau, Coordinatrice nationale du Groupe d’amitié Maroc-Zambie, intervenait dans le cadre de l’émission citoyenne “Sahara Debate”, qui se veut une plateforme démocratique et ouverte pour jeter des éclairages sereins et dépassionnés sur la Question du Sahara marocain.