Published Thursday , on 17 March 2022, 12:47:10 by NONAHA

Dans le cadre des travaux à Genève de la 49ème session du Conseil des Droits de l’Homme, l’ONG ‘’Africa Culture International’’ a organisé un Panel, en association avec plusieurs acteurs de la société civile issus des Provinces du sud du Maroc, autour de l’enrôlement des enfants sahraouis dans les camps de Tindouf.

Dans un communiqué qui a sanctionné cette réunion, les conférenciers ont rappelé que l’exploitation des enfants dans les conflits armés et leur obligation à porter les armes, est considéré par la communauté internationale comme la pire violation des Droits de l’Homme, qui a été actée par toutes les législations internationales et par tous les instruments onusiens , y compris les usages et coutumes ancestraux.

« La Convention relative aux droits de l’enfant et ses Protocoles condamnent le recrutement, la formation et l’utilisation d’enfants à l’intérieur et au-delà des frontières nationales dans des hostilités par des groupes armés distincts des forces armées d’un État, reconnaissant la responsabilité de ceux qui recrutent, forment et utilisent des enfants à cet égard », précise ledit communiqué.

Les acteurs présents à cette conférence ont rappelé que le front polisario a commencé à endoctriner et enrôler les enfants dans les guerres depuis des décennies, avec l’adoption d’un programme de formation préétabli.

« De plus, l’organisation du Polisario n’hésite pas à recruter des enfants âgés de 12 à 13 ans comme soldats et à les faire parader dans les défilés militaires. Chose qui nous a été rapportée, en tant qu’ONG travaillant dans la région, par un groupe de mères qui ont préféré garder l’anonymat de peur des représailles. Les enfants se retrouvent ainsi privés de leur enfance pour rejoindre de si tôt les rangs des milices avec tout l’impact psychologique que ça engendre », souligne "Africa Culture International".

Les conférenciers ont alerté que le phénomène des enfants soldats dans les camps de Tindouf constitue un danger pour l’ensemble de la région de l’Afrique du Nord, expliquant, dans ce sens, que ces enfants pourraient facilement être recrutés par les organisations terroristes au Sahel.

A cet égard, Ils ont appelé « l’Etat algérien à assumer ses responsabilités internationales afin de mettre un terme à l’utilisation d’enfants dans des actions militaires et à leur enrôlement sur son propre territoire ».

Dans le même registre, un appel a été lancé aux organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales indépendantes à explorer les voies et mesures pour protéger les enfants contraints de porter les armes dans les camps de Tindouf et à diagnostiquer l’état psychologique de ces enfants afin de leur assurer la protection.